Juste un petit mot en passant…
Je prends l’avion ce soir pour la Belgique. Dans quelques heures, je serai donc de retour « définitivement » …
Je n’ai pas encore eu le temps de réaliser vraiment, j’ai été très occupée avec le déménagement, les paperasses, les adieux, les dossiers à transférer,…
Mes sentiments sont très mélangés : contente de rentrer et de revoir tout le monde mais aussi triste de partir, de laisser derrière moi ce pays, ces 19 mois ( pour être tout à fait exacte !!) passés à Pretoria et surtout mes amis, les gens que j’ai rencontrés ici et que je suis triste de quitter…
Ce retour marque aussi probablement la fin de ce blog ; Flo-in-Africa- en- Belgique, ça le fait pas trop quand même…
J’aurai sûrement besoin d’un peu de temps pour faire le point, prendre du recul sur cette expérience et ensuite, je vous ferai partager mes impressions…et je mettrai aussi quelques photos des fêtes qui ont précédé mon départ de Pretoria ! J’ai pu compter sur mes amis et collègues pour une « Farewell Party » digne de ce nom !!
jeudi 17 juillet 2008
lundi 23 juin 2008
Retour en vue
Les préparatifs du départ me prennent la tête … et du temps … Ceci explique le silence. Eh oui, le départ est fixé ! le 17 juillet , je prendrai donc l’avion vers la Belgique, quittée il y a un an et demi la fleur au chapeau et la larme à l’œil…
Oui, ça a passé vite…
En attendant, j’essaye de profiter un maximum du temps avec mes amis ici, je commence à boucler quelques valises, à faire le tri, ce que je prends, ce que je laisse, ce que je vends, ce que je donne… pas vraiment passionnant mais faut bien y passer !
J’ai heureusement pu me changer les idées la semaine passée puisque Giulia ( mon amie italienne qui travaille pour la Commission européenne) et moi avons profité du long week-end ( lundi était un jour férié ici, Jour de la Jeunesse) pour aller passer quelques jours au Swaziland.
Avant que vous ne vous précipitiez sur vos atlas, juste quelques mots pour vous apprendre que le Swaziland est un petit royaume enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, monarchie absolue où les partis politiques ne sont considérés que comme de simples « associations », un million d’habitants et des poussières, une pauvreté galopante, 35% de prévalence du SIDA dans la tranche d’âge 19-45 et un roi qui a 9 épouses ! Voilà pour la situation socio-politique, en gros… 
Pour le reste, on a passé un week-end très relaxant, dans une petite réserve ; on a dormi dans des petites huttes, fait du VTT dans la réserve plus l’incontournable circuit en 4X4 au coucher du soleil. Point d’éléphant ou de lion dans cette réserve : des antilopes, des phacochères, des hippos, des crocos… qu’on a pu observer de TRES près…
On a également pu apprécier en long et en large l’artisanat local, très varié et intéressant : verre recyclé, bougies, set de table tressé,… J’avoue, on s’est un peu lâchées sur les dépenses ; vous savez donc à quoi vous attendre comme souvenirs les amis !!
Les paysages étaient assez magnifiques, très montagneux et le temps était de la partie !
Juste ce qu’il me fallait pour commencer la semaine passée !
J’ai commencé les visites de terrain pour notre vidéo ; je ne sais plus si j’en avais parlé auparavant mais un des derniers projets sur lesquels je travaille d’arrache pied est la réalisation d’une vidéo présentant le domaine de la réforme agraire en Afrique du Sud et l’implication de la Belgique dans celle-ci. J’ai donc travaillé sur un scénario et préparé des visites de terrain avec celui qui va s’occuper de la partie technique de la production. Mercredi, nous avons donc pris la direction de Boons, petit village dans la province du North West ; on a visité un très chouette projet, aux activités très variées, ce qui nous a permis de filmer beaucoup de choses différentes en une seule visite.
La semaine prochaine, on va dans le Limpopo pour filmer un des projets que j’avais visité en avril avec Marie. C’est assez intéressant, j’ai appris énormément sur ce genre de production, c’est tellement différent de ce que je fais normalement ; c’est assez tehcnique et en même temps, ça requiert pas mal d’imagination et de créativité. Ce qui est un peu dommage, c’est qu’en raison du retard pris dans la mise en place du projet, je ne verrai probablement pas la vidéo finalisée avant mon départ.
Et dès demain, direction le Mozambique, pour notre « Mid-Term Review of 2008 Business Plan ». Cela signifie en gros, passer sa journée dans une salle de conférence à revoir le business plan, l’adapter, expliquer les différences par rapport au planning, etc. On ne profitera donc pas beaucoup de l’île au large de Maputo, sur laquelle a eu lieu notre séminaire . Mais heureusement, j’ai prévu le coup et je prolonge jusque dimanche pour le plaisir avec Charlotte ! On va probablement faire un peu de plongée avec masque et tuba ( merci Charlotte ;-)), il y a apparemment pas mal de beaux poissons à observer. Et on passera la soirée du samedi et le dimanche à Maputo. J’ai hâte de retrouver cette ambiance !
L’actualité ici s’est un peu « calmée » ; je dis « calmée » car en réalité, rien n’est résolu. Les étrangers sont toujours dans les camps, à attendre un hypothétique retour chez eux mais cela ne fait plus la une des journaux… Rien n’a vraiment été fait pour résoudre les tensions ; le gouvernement parle toujours de les réintégrer dans les quartiers où ils vivaient mais il y a fort à parier que la situation sera la même et que les violences reprendront. Le gouvernement n’a pas vraiment fait preuve de proactivité dans la gestion de la crise ; les journaux ont même relayé les informations selon lesquelles les signes avant-coureurs de la crise étaient nombreux et ont complètement ignorés par les autorités.
Du côté du Zimbabwé, la situation n’est pas fameuse non plus…
Mugabe ayant finalement décidé qu’un second tour aurait lieu le 27 juin, la campagne a repris son cours. Cependant, de nombreuses sources ont fait état d’actes d’intimidation à l’égard des partisans du MDC- principal parti d’opposition dont la probable victoire au premier tour a été complètement ignorée par Mugabe et sa clique- extrêmement violents. De nombreuses personnes ont perdu la vie : maisons incendiées, enlèvements, actes de torture,…
Oui, ça a passé vite…
En attendant, j’essaye de profiter un maximum du temps avec mes amis ici, je commence à boucler quelques valises, à faire le tri, ce que je prends, ce que je laisse, ce que je vends, ce que je donne… pas vraiment passionnant mais faut bien y passer !
J’ai heureusement pu me changer les idées la semaine passée puisque Giulia ( mon amie italienne qui travaille pour la Commission européenne) et moi avons profité du long week-end ( lundi était un jour férié ici, Jour de la Jeunesse) pour aller passer quelques jours au Swaziland.
Avant que vous ne vous précipitiez sur vos atlas, juste quelques mots pour vous apprendre que le Swaziland est un petit royaume enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, monarchie absolue où les partis politiques ne sont considérés que comme de simples « associations », un million d’habitants et des poussières, une pauvreté galopante, 35% de prévalence du SIDA dans la tranche d’âge 19-45 et un roi qui a 9 épouses ! Voilà pour la situation socio-politique, en gros… 
Pour le reste, on a passé un week-end très relaxant, dans une petite réserve ; on a dormi dans des petites huttes, fait du VTT dans la réserve plus l’incontournable circuit en 4X4 au coucher du soleil. Point d’éléphant ou de lion dans cette réserve : des antilopes, des phacochères, des hippos, des crocos… qu’on a pu observer de TRES près…

On a également pu apprécier en long et en large l’artisanat local, très varié et intéressant : verre recyclé, bougies, set de table tressé,… J’avoue, on s’est un peu lâchées sur les dépenses ; vous savez donc à quoi vous attendre comme souvenirs les amis !!
Les paysages étaient assez magnifiques, très montagneux et le temps était de la partie !
Juste ce qu’il me fallait pour commencer la semaine passée !
J’ai commencé les visites de terrain pour notre vidéo ; je ne sais plus si j’en avais parlé auparavant mais un des derniers projets sur lesquels je travaille d’arrache pied est la réalisation d’une vidéo présentant le domaine de la réforme agraire en Afrique du Sud et l’implication de la Belgique dans celle-ci. J’ai donc travaillé sur un scénario et préparé des visites de terrain avec celui qui va s’occuper de la partie technique de la production. Mercredi, nous avons donc pris la direction de Boons, petit village dans la province du North West ; on a visité un très chouette projet, aux activités très variées, ce qui nous a permis de filmer beaucoup de choses différentes en une seule visite.
La semaine prochaine, on va dans le Limpopo pour filmer un des projets que j’avais visité en avril avec Marie. C’est assez intéressant, j’ai appris énormément sur ce genre de production, c’est tellement différent de ce que je fais normalement ; c’est assez tehcnique et en même temps, ça requiert pas mal d’imagination et de créativité. Ce qui est un peu dommage, c’est qu’en raison du retard pris dans la mise en place du projet, je ne verrai probablement pas la vidéo finalisée avant mon départ.
Et dès demain, direction le Mozambique, pour notre « Mid-Term Review of 2008 Business Plan ». Cela signifie en gros, passer sa journée dans une salle de conférence à revoir le business plan, l’adapter, expliquer les différences par rapport au planning, etc. On ne profitera donc pas beaucoup de l’île au large de Maputo, sur laquelle a eu lieu notre séminaire . Mais heureusement, j’ai prévu le coup et je prolonge jusque dimanche pour le plaisir avec Charlotte ! On va probablement faire un peu de plongée avec masque et tuba ( merci Charlotte ;-)), il y a apparemment pas mal de beaux poissons à observer. Et on passera la soirée du samedi et le dimanche à Maputo. J’ai hâte de retrouver cette ambiance !
L’actualité ici s’est un peu « calmée » ; je dis « calmée » car en réalité, rien n’est résolu. Les étrangers sont toujours dans les camps, à attendre un hypothétique retour chez eux mais cela ne fait plus la une des journaux… Rien n’a vraiment été fait pour résoudre les tensions ; le gouvernement parle toujours de les réintégrer dans les quartiers où ils vivaient mais il y a fort à parier que la situation sera la même et que les violences reprendront. Le gouvernement n’a pas vraiment fait preuve de proactivité dans la gestion de la crise ; les journaux ont même relayé les informations selon lesquelles les signes avant-coureurs de la crise étaient nombreux et ont complètement ignorés par les autorités.
Du côté du Zimbabwé, la situation n’est pas fameuse non plus…
Mugabe ayant finalement décidé qu’un second tour aurait lieu le 27 juin, la campagne a repris son cours. Cependant, de nombreuses sources ont fait état d’actes d’intimidation à l’égard des partisans du MDC- principal parti d’opposition dont la probable victoire au premier tour a été complètement ignorée par Mugabe et sa clique- extrêmement violents. De nombreuses personnes ont perdu la vie : maisons incendiées, enlèvements, actes de torture,…
Les rapports font froid dans le dos. Les images que j'ai pu voir à la télévisions étaient assez insoutenables; j'espère que ces images circulent aussi en Europe et que cela fera peut-être réagir les gens. Le Zimbabwé n'est pas vraiment à l'agenda des pays européens; c'est probablement moins "glamour" que l'Afghanistan ou l'Iran. Désolée d'être cynique mais j'ai vraiment l'impression que ce pays n'intéresse pas la scène internationale et que rien n'est fait, alors que tous les rapports énoncant les violations des droits de l'homme sont là...
Et pendant ce temps, Mugabe se pavane à Rome pour parler de la crise alimentaire. La démocratie, enterrée sous l’ère Mugabe, doit être en train de se retourner dans sa tombe… L’Unicef a par ailleurs annoncé que la vie de milliers d’enfants était gravement menacée faute de nourriture et de soins, suite au départ des organisations humanitaires du pays.
Ce week-end, étant donné la tournure prise par les évènements, le leader du MDC a annoncé qu’il se retirait de la course présidentielle : « Nous cessons de participer à ce qui est une parodie de processus électoral, entachée de violence et illégitime » a-t-il déclaré.
Il est clair que d’élections libres et démocratiques, cela fait longtemps qu’il n’en est plus question au Zimbabwé.
L’un des seuls gouvernements d’Afrique australe à encore soutenir Mugabe est le gouvernement sud-africain de Thabo Mbeki ; jusqu’à présent, le président sud-africain, a toujours ménagé Mugabe qui l'avait accueilli lorsque l'Afrique du Sud vivait sous le régime de l'apartheid. Il s’agit d’un des derniers soutiens de Mugabe sur le continent.
En attendant, c’est le peuple zimbabwéen qui trinque…
Ce week-end, étant donné la tournure prise par les évènements, le leader du MDC a annoncé qu’il se retirait de la course présidentielle : « Nous cessons de participer à ce qui est une parodie de processus électoral, entachée de violence et illégitime » a-t-il déclaré.
Il est clair que d’élections libres et démocratiques, cela fait longtemps qu’il n’en est plus question au Zimbabwé.
L’un des seuls gouvernements d’Afrique australe à encore soutenir Mugabe est le gouvernement sud-africain de Thabo Mbeki ; jusqu’à présent, le président sud-africain, a toujours ménagé Mugabe qui l'avait accueilli lorsque l'Afrique du Sud vivait sous le régime de l'apartheid. Il s’agit d’un des derniers soutiens de Mugabe sur le continent.
En attendant, c’est le peuple zimbabwéen qui trinque…
lundi 26 mai 2008
Quand ça va de mal en pis
Quelques nouvelles de ce côté-ci du globe...
Vu le nombre de messages inquiets me demandant si je vais bien , j'imagine que les médias européens diffusent de nombreux messages alarmistes sur la situation... Pour que même mon frangin se fende d'un sms pour me demander comment je vais, ça veut dire qu'il est temps que je rassure les troupes! ;-)
La situation est effectivement très grave ici; les bidonvilles sont toujours le théâtre d'émeutes et de violences. Plus de 40 personnes ont perdu la vie depuis deux semaines et plus de 30.000 personnes ont été contraintes de quitter leur habitation . Ces étrangers "logent" pour l'instant dans les bureaux de police, les églises et dans ces camps de réfugiés, dans des tentes en plastique blanches, qui rappelent d'autres camps dans des pays en crise...
Beaucoup d'étrangers sont également rentrés dans leur pays d'origine.
Critiqué vertement pour son manque d'action , le gouvernement a finalement décidé de déployer l'armée pour calmer les choses. Cela n'a pas empêché les émeutes de s'étendre à d'autres provinces, en particulier celle du Cap, alors que jusqu'à présent les troubles étaient plus ou moins limités à la province du Gauteng, où se trouvent Pretoria et Johannesbourg.
Certaines personnes émettent maintenant l'idée que ces émeutes ne sont pas uniquement guidées par la xénophobie et la crise économique mais seraient en réalité orchestrées par des groupes criminels afin de déstabiliser le pays... Rumeurs fondées ou pas , on attend de voir...
Ce qui est sûr , c'est que beaucoup de gens souffrent de cette situation; hommes, femmes, enfants ont été indifféremment la cible de cette haine.
Le président à déclaré que ces évènements étaient une honte et une humiliation pour le pays. Il reste pourtant critiqué pour son manque d'initiative dans la gestion de la crise.
Beaucoup de personnes m'ont demandé si ça allait pour moi, si la situation n'était pas difficile ou dangereuse...
Alors, oui, je vais bien , pas de danger de mon côté.
C'est probablement difficile à imaginer d'un point de vue extérieur mais la société sud-africaine est encore très marquée par la ségrégation. Si cette dernière n'existe plus de droit, elle existe toujours bien dans les faits. Les bidonvilles sont bien séparés physiquement des quartiers où vivent les Blancs et la classe moyenne noire. Aucun risque pour moi de croiser ces scènes de violence sur le chemin du boulot. Dans ce pays, tout est fait pour que ceux qui veulent ignorer la misère des plus pauvres puissent vivre leur vie sans jamais la croiser. Pas difficile si on va de sa résidence sécurisée dans les beaux quartiers au bureau, du bureau au centre commercial gigantesque, où l'on peut passer ses week-ends, du centre commercial au club de sport hyper select...
Même si les bidonvilles sont à moins de 20 km de chez moi, à moins d'avoir une bonne raison d'aller dans ce coin - comme cela m'est arrivé il y a un mois en reconduisant une copine- , il y a donc peu de chance que j'y arrive...
L'un des seuls points positifs de cette situation est la mobilisation de la société civile sud-africaine. Ce week-end, de nombreuses personnes de toutes origines ont défilé pour réclamer la fin de la violence; des collectes de vêtements et de nourriture ont été organisées pour venir en aide aux gens déplacés et un peu partout , des voix s'élèvent contre cette situation.
Il y a donc vraiment de quoi s'inquiéter pour ce pays. Comme le disait quelqu'un dans une interview à la télé récemment, il y a quelque chose qui foire dans la nation arc-en-ciel...
Affaire à suivre...
lundi 19 mai 2008
Voir le Lesotho et partir...
Lundi passé, Marie a quitté l'Afrique du Sud, définitivement. Elle n'a pas renouvelé son contrat et sera donc restée 10 mois à Pretoria. Comme ça a passé vite... C'est sûr, elle va me manquer... J'ai heureusement plus d'amis et de connaissances que quand elle est arrivée, mais quand même...


Pour combler le vide laissé par Marie, j'ai donc décidé de me remettre à la gym sérieusement et j'ai repris les cours de peinture-sculpture...
De mon côté, j'ai aussi pris une grande décision : j'ai donné ma démission pour la fin juillet. Ca n'a pas été facile, j'ai eu du mal à voir clair dans ce que je voulais mais finalement, j'ai réalisé que ma frustration par rapport au projet qui n'est toujours approuvé ne fait que grandir , en même temps que l'envie de revoir ma famille et mes amis... C'était assez bizarre de signer cette lettre de démission; un petit pincement au coeur au moment de quitter ce job qui m' a quand même beaucoup apporté. Mais je crois avoir fait mon temps ici et pris ce qui'l y avait à prendre et donné ce que j'avais à donner, alors voilà, dans deux mois, direction la Belgique for good!
Et je suis quand soulagée d'avoir pris une décision, quelle qu'elle soit; ça me permet de savoir où je vais et je ne suis plus dans cette indécision si désagréable.
Il est probable que le projet se débloque et soit approuvé d'ici à ce que je parte , mais c'est un risque à prendre...
Avec un peu de décalage, voici quelques photos de notre trip au Lesotho; on y est allées à la mi-avril et nous avons eu droit ... aux premières neiges!! Et dire que la semaine précédente, on était aux Chutes Victoria, avec 30°...
On s'attendait à ce qu'il fasse froid mais de là à avoir de la neige!! Selon les guides touristiques, les paysages sont hors du commun, maginifiques... on a surtout vu du brouillard! Mais cela reste un bon souvenir.
On logeait du côté sud-africain et on a fait une excursion d'une journée , qui nous a menées au Lesotho. C'est un pays très pauvre, où le Sida fait des ravages et où les gens vivent de presque rien... On a visité un petit village et on a vu les huttes dans lesquelles les gens habitent. Là-bas, on ne parle pas d'électricité ou d'eau courante... Un feu est allumé au centre de la hutte et intoxique les gens , en même temps qu'il les réchauffe.


dimanche 18 mai 2008
Emeutes raciales
Depuis une semaine, les bidonvilles autour de Johannesbourg et Prétoria sont le théâtre d’émeutes et de fllambées de violence. Cette violence est dirigée contre les étrangers vivant dans ces bidonvilles. De nombreux Zimbabwéens, Somaliens, Pakistanais, Mozambicains, Congolais ont été chassés de leurs habitations et ont dû fuir, après avoir été la cible d’attaques ( parfois très violentes) de la part de Sud-Africains ; ces attaques se sont même soldées par des décès. Les maisons sont détruites, leurs magasins vandalisés.
L’Afrique du Sud est depuis longtemps confrontée à un afflux important de réfugiés ; cela n’avait jusqu’à présent pas posé de problème d’une telle ampleur.
La crise politique au Zimbabwé a causé un afflux massif de réfugiés récemment.
Il est vrai que la xénophobie à l’égard des réfugiés venant des pays environnants a toujours existé et est une réalité vécue quotidiennement par les Noirs non sud-africains. J’avais déjà entendu parler de ce racisme à l’égard des autres Africains. Cela n’est pas quelque chose que l’on peut facilement imaginer en tant que Blanc mais des amis venant du Zimbabwé, du Malawi, de Zambie me l’ont confirmé : il ne fait pas toujours bon être Noir et étranger en Afrique du Sud.
La tournure que prennent les évènements était néanmoins jusqu’à présent inégalée.
La police semble assez impuissante pour calmer les choses. Les émeutes ont aujourd’hui commencé à éclater dans le centre de Johannesbourg.
La crise économique qui frappe le pays semble avoir été le déclencheur de ces attaques violentes. Pas un jour sans que les journaux ne parlent de la hausse des prix de la nourriture, de l’essence,… Beaucoup de Sud-Africains vivent dans la pauvreté et ont des fins de mois plus que difficiles. Comme souvent dans ce cas, la crise s’accompagne d’un repli communautaire et les coupables tout désignés sont les étrangers « qui volent nos emplois, corrompent nos sœurs, vendent de la drogue « , comme on l’entend souvent… Ces arguments ne tiennent pourtant pas la route puisqu’il a été prouvé que les étrangers présents dans le pays contribuent à faire tourner l’économie.
Les membres de la classe politique ont évidemment condamné ces attaques, se pressant de rappeler que pendant l’Apartheid, les Sud-Africains étaient les bienvenus dans les pays environnants et qu’il incombe donc à la nation sud-africaine d’agir de même vis-à-vis des réfugiés.
Au sein de l’opposition,certains réclament l’intervention de l’armée pour faire cesser les émeutes , d’autres la création de camps de réfugiés( ce qui serait en contradiction avec la Constitution Sud-Africaine).
Au-delà de l’aspect humain et sécuritaire, il est urgent que l’Etat réagisse et trouve une solution pour une autre raison : d’ici la fin de l’année, il est prévu que soit adoptée au sein de SADC ( Southern Africa Development Community) une clause de libre circulation des personnes au sein des pays membres.
L’Afrique du Sud est depuis longtemps confrontée à un afflux important de réfugiés ; cela n’avait jusqu’à présent pas posé de problème d’une telle ampleur.
La crise politique au Zimbabwé a causé un afflux massif de réfugiés récemment.
Il est vrai que la xénophobie à l’égard des réfugiés venant des pays environnants a toujours existé et est une réalité vécue quotidiennement par les Noirs non sud-africains. J’avais déjà entendu parler de ce racisme à l’égard des autres Africains. Cela n’est pas quelque chose que l’on peut facilement imaginer en tant que Blanc mais des amis venant du Zimbabwé, du Malawi, de Zambie me l’ont confirmé : il ne fait pas toujours bon être Noir et étranger en Afrique du Sud.
La tournure que prennent les évènements était néanmoins jusqu’à présent inégalée.
La police semble assez impuissante pour calmer les choses. Les émeutes ont aujourd’hui commencé à éclater dans le centre de Johannesbourg.
La crise économique qui frappe le pays semble avoir été le déclencheur de ces attaques violentes. Pas un jour sans que les journaux ne parlent de la hausse des prix de la nourriture, de l’essence,… Beaucoup de Sud-Africains vivent dans la pauvreté et ont des fins de mois plus que difficiles. Comme souvent dans ce cas, la crise s’accompagne d’un repli communautaire et les coupables tout désignés sont les étrangers « qui volent nos emplois, corrompent nos sœurs, vendent de la drogue « , comme on l’entend souvent… Ces arguments ne tiennent pourtant pas la route puisqu’il a été prouvé que les étrangers présents dans le pays contribuent à faire tourner l’économie.
Les membres de la classe politique ont évidemment condamné ces attaques, se pressant de rappeler que pendant l’Apartheid, les Sud-Africains étaient les bienvenus dans les pays environnants et qu’il incombe donc à la nation sud-africaine d’agir de même vis-à-vis des réfugiés.
Au sein de l’opposition,certains réclament l’intervention de l’armée pour faire cesser les émeutes , d’autres la création de camps de réfugiés( ce qui serait en contradiction avec la Constitution Sud-Africaine).
Au-delà de l’aspect humain et sécuritaire, il est urgent que l’Etat réagisse et trouve une solution pour une autre raison : d’ici la fin de l’année, il est prévu que soit adoptée au sein de SADC ( Southern Africa Development Community) une clause de libre circulation des personnes au sein des pays membres.
mardi 29 avril 2008
Le blog du SVCD
Le blog du SVCD a été re-lancé ! Sur ce blog, vous pouvez découvrir les volontaires pays par pays, projet par projet... Tous les volontaires sont censés faire des contributions une fois de temps en temps...
Vous y trouverez donc plein d'infos sur la coopération belge, le job de volontaires, la vie de mes collègues dans les différents pays partenaires...
Et j'ai aussi fait mon petit effort : un article sur l'intervention de la Belgique dans le secteur de la réforme agraire en Afrique du Sud. Je vais essayer d'être plus régulière, promis.
N'hésitez pas à aller y jeter un oeil!
http://blogcooperation.be/
Vous y trouverez donc plein d'infos sur la coopération belge, le job de volontaires, la vie de mes collègues dans les différents pays partenaires...
Et j'ai aussi fait mon petit effort : un article sur l'intervention de la Belgique dans le secteur de la réforme agraire en Afrique du Sud. Je vais essayer d'être plus régulière, promis.
N'hésitez pas à aller y jeter un oeil!
http://blogcooperation.be/
vendredi 25 avril 2008
Les Chutes Victoria
Voici enfin quelques news après 3 semaines bien remplies !
Il y a deux semaines, Marie et moi avons enfin passé les 4 jours tant attendus aux Chutes Victoria. Pour garder un budget soft, on avait décidé d’aller du côté zimbabwéen, la rive zambienne étant plus chère. Seulement voilà, avec les élections et les résultats qui se faisaient attendre, la tension commençait à monter au Zimbabwé.
Les rapports dans les médias en Afrique du Sud étaient assez alarmistes et les gens à qui on en a parlé ont plutôt essayé de nous décourager « attention, c’est une vraie poudrière ! « « prenez vos provisions de nourriture, vous risquez de ne pas en avoir là-bas » ! On a passé quelques coups de fil sur place pour vérifier et comme la situation semblait calme aux chutes, on est parties…
Et finalement… beaucoup de bruit pour rien !!
Tout s’est super bien passé ; on n’a ressenti aucune tension, aucune crise et on a bien mangé !! C’est vrai que les chutes sont assez loin de la capitale, Harare, et visiblement, il ne s’y passe jamais rien au niveau politique.
On a bien profité en tout cas ; on a fait toutes sortes d’activités et calciné ma Visa…
Le premier jour, la booze cruise nous attendait : croisière au coucher du soleil, sur le Zambèze, avec les hippos. Le principe de la « booze cruise », c’est qu’on peut boire à volonté pendant les deux heures passées sur le bateau. Il y avait principalement des personne âgées sur le bateau mais on s’est bien amusées. Nous avons aussi été mises à contribution par la troupe de danseurs traditionnels et avons chacune exécuté quelques pas de danse ; aucune excuse, c’était avant de commencer à boire !




Le dimanche, on a commencé par un vol en hélico au-dessus des chutes ; vu d’en haut, le spectacle est encore plus impressionnant. En fait, quand on se trouve aux alentours des chutes, même à plusieurs kilomètres, on voit toujours l’eau qui monte dans le ciel. On l’avait même aperçue en arrivant en avion. Le vol en hélico, c’était chouette mais court : à peine 13 minutes. Suffisant quand même pour en prendre plein les yeux !

L’après –midi, nous avons expérimenté le package adrénaline ! Et n’a pas été déçues ! Les sensations fortes étaient au rendez-vous ; on a fait trois activités, les unes à la suite des autres. On a commencé avec le flying fox : on traverse la gorge accrochée à un fil, en position de Superman. Jusque là, tout va bien, c’est encore gentil. Ensuite, vint le zip line, qui est un genre de death ride au dessus de la rivière. Déjà là, ça commence à aller plus vite et les sensations sont déjà plus fortes. Et finalement vint le gorge swing : élastique attaché autour de la taille, on se lance dans le vide, on tombe en chute libre pendant 70 mètres et puis on se balance au-dessus de la rivière. Waouuuh, c’était SUPER ! Quelle sensation terrible de tomber sans avoir rien qui te retient… Je suis contente, j’ai réussi à convaincre Marie de le faire aussi et elle ne l’a pas regretté. Mais qu’est-ce que c’est flippant , quand on est sur le bord de la planche, au-dessus du vide, prête à sauter… Toutes les vidéos sont sur www.dailymotion.com/ponflo.
Il y a deux semaines, Marie et moi avons enfin passé les 4 jours tant attendus aux Chutes Victoria. Pour garder un budget soft, on avait décidé d’aller du côté zimbabwéen, la rive zambienne étant plus chère. Seulement voilà, avec les élections et les résultats qui se faisaient attendre, la tension commençait à monter au Zimbabwé.
Les rapports dans les médias en Afrique du Sud étaient assez alarmistes et les gens à qui on en a parlé ont plutôt essayé de nous décourager « attention, c’est une vraie poudrière ! « « prenez vos provisions de nourriture, vous risquez de ne pas en avoir là-bas » ! On a passé quelques coups de fil sur place pour vérifier et comme la situation semblait calme aux chutes, on est parties…
Et finalement… beaucoup de bruit pour rien !!
Tout s’est super bien passé ; on n’a ressenti aucune tension, aucune crise et on a bien mangé !! C’est vrai que les chutes sont assez loin de la capitale, Harare, et visiblement, il ne s’y passe jamais rien au niveau politique.
On a bien profité en tout cas ; on a fait toutes sortes d’activités et calciné ma Visa…
Le premier jour, la booze cruise nous attendait : croisière au coucher du soleil, sur le Zambèze, avec les hippos. Le principe de la « booze cruise », c’est qu’on peut boire à volonté pendant les deux heures passées sur le bateau. Il y avait principalement des personne âgées sur le bateau mais on s’est bien amusées. Nous avons aussi été mises à contribution par la troupe de danseurs traditionnels et avons chacune exécuté quelques pas de danse ; aucune excuse, c’était avant de commencer à boire !


Le lendemain, nous nous sommes ‘attaquées’ aux chutes elles-mêmes ; on a suivi le sentier le long de la gorge et on a pu admirer les chutes sous tous les angles. On avait été prévenues que ce serait très ‘humide’, on s’était donc habillée en conséquence, avec des vêtements légers qui ne craignaient pas l’humidité des chutes. En fait, au bord des chutes, c’est une vraie pluie tropicale qui s’abat sur les touristes ; il y a tellement d’eau qu’on dirait de la vraie pluie !
Il faisait heureusement assez chaud.
C’est vraiment impressionnant de tout près !! Le fleuve Zambèze se jette dans la cataracte, sur une largeur de plus de 1700 m et une hauteur de 128m ; ce qui est en réalité très impressionnant et inhabituel, c’est que le fleuve se jette dans une gorge, pour continuer ensuite dans un canyon étroit. Les deux rives se trouvent presque à la même hauteur et cela permet donc d’observer les chutes de face. On est passées faire un petit coucou à la statue de ce cher Livingstone, premier européen à observer les chutes en 1855.
Il faisait heureusement assez chaud.
C’est vraiment impressionnant de tout près !! Le fleuve Zambèze se jette dans la cataracte, sur une largeur de plus de 1700 m et une hauteur de 128m ; ce qui est en réalité très impressionnant et inhabituel, c’est que le fleuve se jette dans une gorge, pour continuer ensuite dans un canyon étroit. Les deux rives se trouvent presque à la même hauteur et cela permet donc d’observer les chutes de face. On est passées faire un petit coucou à la statue de ce cher Livingstone, premier européen à observer les chutes en 1855.

Le dimanche, on a commencé par un vol en hélico au-dessus des chutes ; vu d’en haut, le spectacle est encore plus impressionnant. En fait, quand on se trouve aux alentours des chutes, même à plusieurs kilomètres, on voit toujours l’eau qui monte dans le ciel. On l’avait même aperçue en arrivant en avion. Le vol en hélico, c’était chouette mais court : à peine 13 minutes. Suffisant quand même pour en prendre plein les yeux !

L’après –midi, nous avons expérimenté le package adrénaline ! Et n’a pas été déçues ! Les sensations fortes étaient au rendez-vous ; on a fait trois activités, les unes à la suite des autres. On a commencé avec le flying fox : on traverse la gorge accrochée à un fil, en position de Superman. Jusque là, tout va bien, c’est encore gentil. Ensuite, vint le zip line, qui est un genre de death ride au dessus de la rivière. Déjà là, ça commence à aller plus vite et les sensations sont déjà plus fortes. Et finalement vint le gorge swing : élastique attaché autour de la taille, on se lance dans le vide, on tombe en chute libre pendant 70 mètres et puis on se balance au-dessus de la rivière. Waouuuh, c’était SUPER ! Quelle sensation terrible de tomber sans avoir rien qui te retient… Je suis contente, j’ai réussi à convaincre Marie de le faire aussi et elle ne l’a pas regretté. Mais qu’est-ce que c’est flippant , quand on est sur le bord de la planche, au-dessus du vide, prête à sauter… Toutes les vidéos sont sur www.dailymotion.com/ponflo.
On en a parlé presque non-stop pendant 3 jours, on n’en revenait pas de l’avoir fait !
Finalement, l’heure du départ a sonné et nous avons quitté avec regret le Zimbabwé… La situation politique n’est pas très encourageante, avec Mugabe qui s’accroche comme un crabe sur son rocher. Pas facile de s’imaginer ce que sera le futur de ce pays, combien d’années de crise et d’instabilité attendent les Zimbabwéens… Les gens semblent fatalistes, on dirait qu’ils n’espèrent plus grand-chose. Je suppose que pour beaucoup, les 28 ans de Mugabé au pouvoir leur a enlevé toutes leurs illusions. On a été frappées par la gentillesse des gens ; ça nous change de l’Afrique du Sud, où je ne ressens pas cette gentillesse gratuite, qu’on a reçue là-bas…
Finalement, l’heure du départ a sonné et nous avons quitté avec regret le Zimbabwé… La situation politique n’est pas très encourageante, avec Mugabe qui s’accroche comme un crabe sur son rocher. Pas facile de s’imaginer ce que sera le futur de ce pays, combien d’années de crise et d’instabilité attendent les Zimbabwéens… Les gens semblent fatalistes, on dirait qu’ils n’espèrent plus grand-chose. Je suppose que pour beaucoup, les 28 ans de Mugabé au pouvoir leur a enlevé toutes leurs illusions. On a été frappées par la gentillesse des gens ; ça nous change de l’Afrique du Sud, où je ne ressens pas cette gentillesse gratuite, qu’on a reçue là-bas…
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